Par Stéphanie Guico

Les coopératives n'ont rien à voir avec le train-train habituel des compagnies privées. Leur modèle d'affaire présente une alternative à l'idée du résultat net classique, leur but étant de mesurer le succès en termes économique certes, mais aussi en termes d'impacts écologique et social. Tout cela en répondant aux besoins de leurs membres! Tandis que les compagnies privées étalent leur vertus de responsabilité sociale des entreprises, le mouvement coopératif capitalise sur ce qu'il fait depuis toujours. Dans l'article qui suit, nous jetons un regard sur comment les coopératives font usage des 6e et 7e principes afin d'agir de manière cohésive sur des problématiques environnementales.

À tous les niveaux, les coopératives réalisent leur engagement envers les 6e et 7e principes de la coopération, coopération entre les coopératives et engagement envers la communauté, via des actions qui ne soient pas néfastes envers l'environnement. Les coopératives de base ont su reconnaître la valeur économique et sociale d'assurer la conservation énergétique et la réduction de leur empreinte écologique, tandis que les fédérations ont réuni leurs membres afin de planifier des actions de réformes sectorielles conjointes au nom de la conservation énergétique et environnementale et du changement climatique.

Le mouvement collectif le plus ambitieux a été constaté en Europe, où Coopératives Europe a établi une unité auto-financée qui se dédie entièrement à la coordination de la campagne coopérative adressant la menace climatique. La section européenne de l'Alliance coopérative internationale, Coopératives Europe, a lancé ACT! (Addressing Climate Threat) le 21 septembre 2009 pour munir le mouvement d'un cadre d'action, partager l'information concernant ce qui a été fait, et encourager les coopératives à en faire plus. Le site internet est une source d'inspiration où figurent des études de cas de coopératives dans divers secteurs, de l'habitation à l'assurance jusqu'à la consommation.

Alors qu'est-ce qui a été fait ailleurs, que ce soit par des coopératives de travailleurs ou de consommateurs, afin de maximiser le potentiel de leur coopérative vers une action environnementale positive? Il semblerait que les coopératives aient fait usage de leur situation stratégique en tant qu'axes de leurs communautés pour, d'une part, assumer la responsabilité qui vient avec ce rôle et décréter des changements internes afin de devenir des exemples vivants de comment adopter une conscience environnementale sans grand dérangement aux opérations régulières. Elles ont réduit leur consommation d'énergie, ont repensé leurs méthodes de livraisons, etc. D'autre part, elles ont fourni des opportunités éducatives aux membres afin de les sensibiliser tout en permettant le partage de stratégies environnementalistes que chacun pourrait faire chez soi. Enfin, elles ont mené des campagnes populaires et ont fait pression au nom des membres de leurs communautés, un signe que la propriété démocratique augmente la participation des membres dans leur communauté et peut mener à l'organisation politique populaire efficace.

Les exemples de comment des coopératives peuvent être des points de départ pour un changement social positif abondent, autant au Canada qu'ailleurs. En ce qui a trait à l'environnement, agir vers la conservation environnementale est bien plus qu'une bonne stratégie d'affaire : cette action assurera des espaces durables pour nos communautés, nos membres et leurs familles.

Pour de plus amples informations et de l'inspiration d'outre-mer, visitez les études de cas sur le site web de l'ACT! au http://resources.actonclimate.coop/BestPractice/CaseStudies/Default.aspx (site anglais)


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